vendredi 25 septembre 2009

Réponse de mon député sur Copenhague

Je viens de recevoir une réponse très intéressante de JL Touraine, député du 3ème arrondissement de Lyon à ma lettre à propos de Copenhague. Il me parait très conscient des enjeux. Il est même encore plus exigeant sur la réduction des gaz à effets de serre, demandant à ce que cette réduction soit portée à 30% d'ici 2020 (au lieu de 20%) et 80% d'ici 2050.
Si tous les députés sont aussi motivés, ça ne peut pas ne pas bouger!
A propos: j'ai demandé à participer à cette conférence internationale, au titre de l'ONG dont je fais partie (Secours Catholique) et qui est accréditée. Mes chances sont infinitésimales, mais ...qui ne demande rien n'a rien!
Question à 50 cts d'euros: qui a eu le courage de lire jusqu'au bout mon papier sur la commission Stiglitz?...

mardi 22 septembre 2009

Mesurer le Bonheur?

Vous avez certainement suivi l'actualité: la commission Stiglitz vient de remettre son rapport à Nicolas Sarkozy. Le sujet n'est pas facile mais...important. Alors quelque mots là dessus!
En février 2008, M. Nicolas Sarkozy, insatisfait de l’état actuel des informations statistiques sur l’économie et la société, a demandé à MM. Joseph Stiglitz (Président de la Commission, Prix Nobel d'économie), Amartya Sen (conseiller, Prix Nobel d'économie) et Jean-Paul Fitoussi (coordinateur) de mettre en place une commission qui a pris le nom de Commission pour la Mesure des Performances Economiques et du Progrès Social(CMPEPS). Celle-ci a reçu pour mission de déterminer les limites du PIB en tant qu’indicateur des performances économiques et du progrès social, d’évaluer la faisabilité de nouveaux instruments de mesure et de débattre de la présentation appropriée des informations statistiques.

Le premier point important qui a motivé ce travail est que ce que l’on mesure a une incidence sur ce que l’on fait ; or, si les mesures sont défectueuses, les décisions peuvent être inadaptées. Le choix entre accroître le PIB et protéger l’environnement peut se révéler être un faux choix dès lors que la dégradation de l’environnement est prise en compte de manière appropriée dans nos mesures des performances économiques. Vous me suivez?
Cette commission, comprenant beaucoup de beau monde (2 Prix Nobel, quand même!) venant de pays et d'horizons différents, a travaillé pendant presqu'un an et demi et vient donc de remettre ses conclusions.

Que peut on en retenir? Leur rapport ne se lit pas franchement comme un roman...mais, si vous me permettez une synthèse de la synthèse (sic...), je retiens les points suivants:
- Il semble souvent exister un écart prononcé entre, d’une part, les mesures habituelles des grandes variables socio-économiques comme la croissance, l’inflation, le chômage, etc., et, d’autre part, les perceptions largement répandues de ces réalités. Ce phénomène tends à saper la confiance à l’égard des statistiques officielles
- Il est probable que si l’on avait été plus conscient des limites des mesures classiques comme le PIB, l’euphorie liée aux performances économiques des années d’avant la crise actuelle aurait été moindre, et que des outils de mesure intégrant des évaluations de la soutenabilité (endettement privé croissant, par exemple) nous auraient donné une vision plus prudente de ces performances, et auraient pu nous avertir à temps de ce que les performances apparemment brillantes de l’économie mondiale en termes de croissance entre 2004 et 2007 pouvaient être obtenues au détriment de la croissance à venir
- Nous sommes également confrontés à l’imminence d’une crise environnementale-et là nous sommes bien dans notre sujet- tout particulièrement du fait du réchauffement planétaire. Les prix du marché sont faussés par le fait qu’aucune taxe n’est imposée aux émissions de carbone (en France ce ne sera donc plus le cas à partir de 2010) et les mesures classiques du revenu national ne tiennent aucun compte du coût de ces émissions. Il est clair que des mesures des performances économiques qui tiendraient compte de ces coûts
environnementaux seraient sensiblement différentes des mesures habituelles.

Quels sont les principaux messages et recommandations du rapport?
- Le rapport établit une distinction entre évaluation du bien-être présent et évaluation de sa soutenabilité, c’est-à-dire de sa capacité à se maintenir dans le temps.
- Il est temps que notre système statistique mette davantage l’accent sur la mesure du bien-être de la population que sur celle de la production économique;il convient de surcroît que ces mesures du bien-être soient resituées dans un contexte de soutenabilité.
Alors voici quelques unes des recommandations de ce rapport:
- Recommandation n°1 : Dans le cadre de l’évaluation du bien-être matériel, se référer aux revenus et à la consommation plutôt qu’à la production.
- Recommandation n°3 : Prendre en compte le patrimoine en même temps que les revenus et la consommation.
- Recommandation n°5 : Élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes (c'est à dire par exemple ce que les ménages produisent pour eux mêmes)
- Recommandation n°6 : Il conviendrait d’améliorer les mesures chiffrées de la santé, de l’éducation, des activités personnelles et des conditions environnementales. En outre, un effort particulier devra porter sur la conception et l’application d’outils solides et fiables de mesure des relations sociales, de la participation à la vie politique et de l’insécurité, ensemble d’éléments dont on peut montrer qu’il constitue un bon prédicteur de la satisfaction que les gens tirent de leur vie.
- Recommandation n°7 : Les indicateurs de la qualité de la vie devraient, dans toutes les dimensions qu’ils recouvrent, fournir une évaluation exhaustive et globale des inégalités.
- Recommandation n°10 : Les mesures du bien-être, tant objectif que subjectif, fournissent des informations essentielles sur la qualité de la vie. Les instituts de statistiques devraient intégrer à leurs enquêtes des questions visant à connaître l’évaluation que chacun fait de sa vie, de ses expériences et priorités.
- Recommandation n°11 : L’évaluation de la soutenabilité nécessite un ensemble d’indicateurs bien défini. Les aspects environnementaux de la soutenabilité méritent un suivi séparé. Il est nécessaire, en particulier, que l’un de ces indicateurs indique clairement dans quelle mesure nous approchons de niveaux dangereux d’atteinte à l’environnement (du fait, par exemple, du changement climatique ou de l’épuisement des ressources halieutiques).

Voilà. Pas facile, hein? Mais je crois que nous allons vivre une petite révolution sur le sujet, intelligente celle là!

Laissez moi terminer sur une note amusante: savez vous qu'en 1972, le roi du Bhoutan (pays confetti au nord de l'Inde) a décidé d'abandonner le PNB (Produit National Brut) comme mesure des performances économiques de son pays pour le remplacer par...le BNB, Bonheur National Brut! Et c'est très sérieux: un centre d'étude a été créé, des conférences internationales se tiennent sur le sujet,...L'idée est sympa, isn't it?

mardi 15 septembre 2009

Copenhague, encore...

Je vous l'avais dit déja il y a quelques temps: j'ai donc écrit à mes députés, à savoir Jean Louis Touraine pour Lyon et André Vallini pour Beaucroissant, pour les interpeller à propos du Réchauffement Climatique et de la conférence de Copenhague. Mon courrier reprends en partie le texte de l'Ultimatum, un peu simplifié car je doute que nos élus aient le temps de lire beaucoup. N'hesitez pas a me contacter directement pour que je puisse vous envoyer le courrier.

dimanche 6 septembre 2009

Les distributeurs de fruits et légumes bio -->ANNUAIRE















Voici un lien pour trouver un panier bio / fermier dans votre région et département:

http://www.mon-panier-bio.com/

Alors n'attendez plus!!

jeudi 3 septembre 2009

Les locavores ...









… une espèce en voie d’apparition.
L’idée : Manger des produits de proximité pour réduire les dépenses d'énergie, relancer des microterroirs et respecter les saisons.
Parti de Californie, en 2005, le mouvement s'est répandu sur tout le continent nord-américain (le terme est même apparu dans le New Oxford Dictionary en 2007). Ne plus consommer que des denrées venues de moins de 160 kilomètres (100 miles) de leur domicile est le challenge que se lancent, et nous lancent, ces américains.
Bref, devenir un locavore pur et dur est casi impossible, mais l’on peut essayer de tendre vers cela … voici quelques actions concrètes et simples :
- apprenez quels sont les fruits et légumes de saison
- faites vos courses au marché local
- ne pas hésiter a demander dans son restaurant favori ce qui est local sur le menu et l’encourager
- allez visiter la ferme du coin pour voir ce qu’ils y produisent
- organisez des soirées/dîner « cueillette » qui mettent en avant des produits et plats locaux (hyper tendance)
- faites un potager
- achetez vos fruits et legumes en plus grandes quantités et lancez vous dans les confitures, conserves, aliments séchés etc …
- innovez ! Achetez un fruit ou légume que vous ne connaissez pas et demandez a son « vendeur » comment le cuisiner (sinon … marmiton.org of course !)
- faites une listes de toutes les ressources dont vous disposez pour manger localement : fermes, marchés, restaurants (qui essayent de travailler avec des aliments locaux), AMAP (Association pour le Maintien d’une agriculture Paysanne - http://www.reseau-amap.org/), etc …
- d’autres idées ? a vous !

Le tourbillon d'ordures

ou "poubelle asiatique", ou encore "great pacific garbage patch" ... Une realite assez effrayante. Au milieu du Pacific, une zone grande comme 2 fois le texas, entraine des millions de tonnes d'ordures plastique dans un lent tourbillon. Les particules de plastique deviennent encore plus petite que le plancton ... voila donc de quoi se nourrit la vie sous marine.
Un petit film pour illustrer le precedent message :

Pollution de la mer

Déchets plastiques

Le projet Kaisei s'intéresse à la pollution du Pacifique

2 septembre 2009

Une mission scientifique va étudier les impacts de l'accumulation des déchets plastiques dans le Nord de l'Océan Pacifique.

Des déchets plastiques s'accumulent dangereusement au nord du Pacifique.
«Le Projet Kaisei représente une solution innovante à un problème qui n’existerait pas si le recyclage était promu par toutes les nations », a déclaré Dominique Maguin, président du BIR (Bureau international du recyclage).

Le projet Kaisei s’est concrétisé début août par le départ de deux bateaux dans le nord de l’océan Pacifique. La mission étudiera les menaces que fait planer ces débris sur la vie marine. L’expédition, financée entre autres par le BIR, étudiera les moyens de récupérer les déchets plastiques dans cette région du globe, les interactions chimiques qui y sont liées ainsi que les procédés pour les valoriser en carburants. Partie de San-Diego et de San-Francisco, elle est composée de scientifiques, de navigateurs, d’amoureux de la mer et de l’environnement.

Note d'Henri: on avait parlé de ce problème il me semble. Cette info m'a paru interessante...

La Taxe Carbone, enfin!

Vous avez certainement appris comme moi ce matin l'annonce faite par le gouvernement de la création de la taxe carbone, dite aussi "Contribution Climat Energie". Cette mesure faisait notamment partie du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, signé par Nicolas Sarkozy candidat et inscrite dans son programme.
Si l'on peut saluer le courage du Gouvernement d'avoir décidé cette taxe, je suis désolé, furieux et inquiet du montant ridicule de 14 €/t de CO2 prévu, alors que la Commission Rocard, installée par le même Nicolas Sarkozy recommandait plus du double (32 €/t), et que tous les experts considèrent que 32 €/t est un montant minimum. Du coup, cette réforme qui devait donner un signal fort pour la lutte contre le Changement Climatique devient une réformette, ni faite ni à faire. Encore une fois, elle n'est pas à la hauteur des enjeux auquel nous sommes confrontés.
Alors, comme je suis en plein dans mon "trip" d'interpeller nos élus, j'ai écrit à François Fillon pour lui dire mon mécontentement!...
PS: rappelons que cette taxe sera appliquée à toutes les formes d'energie "carbonées" (pétrole, charbon, gaz, etc...), donc notamment à l'essence pour nos voitures. Concrètement cela veut dire que nous payerons notre essence qq centimes d'Euros de plus (c'est à dire presque rien, on aura du mal à le sentir), l'idée étant que cela nous incite à en consommer moins. Le produit de cette taxe sera entièrement reversé aux consommateurs, aux familles, aux entreprises, etc..., de manière à ce que le taux de prélèvement fiscal global ne soit pas augmenté.

mardi 1 septembre 2009

Signez la pétition!

Cher tous,
Je viens de constater que la pétition sur l'Ultimatum Climatique n'a encore été signée que par 131 000 et quelques personnes. C'est peu, si l'on veut, dans 100 jours, arriver à 1 million de signatures!
Alors signez là si ce n'est déja fait, et parlez en autour de vous, c'est important!
Henri